Mosquée d'Orly - Association Socio-culturelle et Cultuelle des Musulmans (ASCM)

LA VÉRITÉ PREMIÈRE ALLAH

(extrait du livre : « La foi du musulman » de Muhammad al-Ghazâlî ‹rahimahu Allah›)

Allah-1


Allâh, ce nom illustre désigne l'Être sacré en Qui nous croyons et pour Qui nous travaillons. Nous savons que c'est grâce à Lui que nous vivons et c'est à Lui que nous retournerons.
Notre respect, notre considération et notre hommage pour Lui -quelle que soit leur intensité- demeureront toujours en deça de ce que nous devons à sa Grandeur.

Si les hommes avaient oublié Dieu, cela ne L'aurait en rien diminué. Son Pouvoir serait resté le même. Sa Lumière aurait continué à briller de ses mille feux. Il est -qu'Il soit loué- si riche par Son pouvoir et Sa puissance, si grand par Son existence et Ses attributs, si puissant par Sa souveraineté et Son omnipotence qu'Il reste immuable.

Si, les gens de notre époque ne pensent qu'aux plaisirs, s'ils ont complètement oublié Dieu et l'Au-delà, eux seuls subiront les préjudices de ces actes irréfléchis et Dieu n'en est point responsable.

"Tel d'entre les hommes discute de Dieu, alors qu'il n'a nulle science. Il ne fait que suivre tout démon rebelle.Voué à perdre quiconque le prend pour maître pour le conduire au supplice infernal "
     (Sourate : Le Pèlerinage - Versets 3 et 4).


EXISTENCE DIVINE

L'existence de Dieu est une de ces évidences que l'homme saisit spontanément et, d'une manière tout à fait innée. Elle ne fait partie ni des sciences complexes, ni de ces vérités dures que l'esprit a du mal à saisir.
"Peut-on douter de Dieu, Créateur des Cieux et de la Terre ?" (Sourate : Abraham - Verset n°10).

La mission des Prophètes a été de rectifier l'attitude des gens vis-à-vis de la divinité. Même si l'homme a connu Dieu tout naturellement, il a commis l'erreur de ne pas bien le comprendre comme il a commis l'erreur de lui donner des associés :
"Voici un message significatif aux humains. Qu'ils y puisent un salutaire avertissement ! Qu'ils sachent que Dieu est Un ! Que les hommes sensés y réfléchissent". (Abraham, 52).

"Sache qu'il n'est d'autre dieu que Dieu ! Implore de Lui le Pardon de tes péchés" (Mohammad, 19).

Le milieu corrompu est un grave danger pour l'individu. Il le dénature et fait naître chez lui tellement de vices qu'il se plait à enlaidir le beau et à apprécier le laid.
C'est là où réside le secret du désintérêt manifesté par certaines personnes à l'égard de la foi, et leur propension à l'hérésie et au polythéisme, malgré l'incompatibilité de tout cela avec la logique de l'esprit et les impératifs de la pensée.
"J'ai fait de Mes serviteurs de vrais croyants, mais les démons les ont détournés de la religion et leur ont interdit ce que je leur ai permis".

La civilisation occidentale, qui règne sur le monde aujourd'hui, est connue pour son scepticisme à l'égard de l'existence de Dieu, pour le mépris qu'elle affiche généralement envers les religions, considérées par elle comme des remèdes palliatifs.
Nul doute que le monde vit actuellement une crise spirituelle dont l'origine est l'abandon des valeurs suprêmes de la religion telles que la vérité, l'équité, la tolérance et la fraternité.

L'humanité trouvera son salut dans le retour à ces valeurs sacrées. Elle y arrivera spontanément comme le nouveau-né qui se fraie naturellement son chemin le jour de l'accouchement, et comme l'oisillon qui sort automatiquement de son œuf.
Si le monde revient à l'état de nature, il revient en fait à l'islam, car celui-ci est la religion de la spontanéité, de la pureté...

Il n'est pas sans intérêt d'apporter ici des arguments qui pourraient permettre aux esprits naïfs de voir plus clair dans tout ce qui les entoure.

1 - L'homme n'est pas le créateur de sa propre vie, ni de celle de ses enfants. Il n'a créé ni le monde dans lequel il vit, ni le ciel qui l'abrite.
Même les humains qui ont prétendu être des dieux ne se sont jamais permis d'avancer qu'ils étaient les créateurs de quoi que ce soit.
Aucun être humain n'a pu prétendre qu'il pouvait créer quelque chose à partir du néant.

Il est impensable qu'une chose puisse se créer d'elle-même. Il n'y a donc pas de place ici - bas pour la génération spontanée. Reste alors un seul responsable à la création : c'est Dieu.
Le Saint Coran le dit si bien d'ailleurs :
"Ont-ils été créés par un hasard fortuit ? Ou bien sont-ils leurs propres créateurs ?
"Auraient-ils créé les cieux et la terre ? Que non ! Mais ils n'en sont nullement convaincus" (Le Mont, 35 et 36).

Le Coran attire l'attention des premiers Arabes sur les aspects de la création dans la société primitive où ils vivent :
"Que les mécréants voient donc comme les chameaux furent créés, comme le ciel fut édifié, comme les monts furent dressés, comme la terre fut aplanie" (L’Épreuve Universelle, 17, 18, 19 et 20).
Ce premier argument est celui de la Création.

2 - Si quelqu'un entre dans une maison et y trouve une salle à manger, une chambre à coucher, des toilettes, un salon, etc., il ne peut, en aucune manière, prétendre que cette organisation s'est faite d'elle-même, mais qu'elle est à coup sûr l'œuvre de quelqu'un qui agit en bon connaisseur et dont l'action est pleine de sagesse et de clairvoyance.

Celui qui médite sur l'univers et ses espaces infinis, sur la matière et ses caractéristiques sait pertinemment que tout cela est régi par des lois précises dont beaucoup d'entre elles ont été expliquées par les sciences de la nature, la chimie, la médecine, ce qui a rendu d'énormes services aux êtres humains.
Tout ce que l'homme a pu accumuler comme connaissances sur les secrets de l'Univers est assez éloquent pour qu'il n'y ait plus de doute que ce monde est l'œuvre d'un Créateur.

Le système sophistiqué, qui sous-tend l'organisation de l'atome, est le même que celui qui gouverne les mouvements des astres dans les espaces infinis du cosmos :
"Béni soit Celui qui a mis des constellations dans le ciel et y a placé un flambeau et une lune qui éclairent !
"C'est Lui qui veille à l'alternance de la nuit et du jour, dont il fait un signe pour qui veut se souvenir de Lui ou Lui être reconnaissant" (La Distinction, 61 et 62).

C'est Dieu qui vous soumet la mer afin que les vaisseaux, sur Son ordre, fendent les flots, vous permettant un trafic lucratif pour quêter Ses faveurs dont vous saurez, peut-être, Lui être reconnaissants.
"Tout ce qui est dans les cieux, tout ce qui est sur terre vous est assujetti par Dieu, de Qui tout procède. Quel signe pour qui sait y réfléchir !" (Les Agenouillés, 12 et 13).
Il existe dans le Saint Coran beaucoup de versets qui appuient cet argument appelé "argument de la Providence".

3 - As-tu déjà réfléchi à ces astres disséminés dans les espaces infinis du ciel ? As-tu constaté que leur trajectoire est toujours la même ? As-tu remarqué qu'ils n'ont jamais dévié, ni à droite, ni à gauche ? Leur mouvement ne change jamais : point de vitesse, point de ralentissement... N'est-il pas extraordinaire qu'ils soient toujours là, au rendez-vous ?

Dans un stade, le ballon lancé en l'air par les footballeurs finit toujours par atterrir sur le gazon...
Par contre, ces gros ballons célestes, ceux qui sont animés ou sans vie, lumineux ou ternes, tous, sans exception, sont suspendus éternellement au ciel. Ils sont en perpétuel mouvement, chacun dans son petit coin qu'il ne quitte jamais.

Il arrive que les piétons et les chauffeurs s'entrechoquent alors qu'ils ont des yeux et une intelligence, mais ces astres qui foisonnent dans les espaces infinis de l'univers n'entrent pour ainsi dire jamais en collision :
"Et le soleil aussi voguant vers un lieu fixe qui lui est propre : c'est la détermination du Tout-Puissant, de l'Omnicient.
"A la lune nous assignons des phases successives jusqu'à ce qu'elle devienne semblable à la palme désséchée.
"Le soleil ne saurait rejoindre la lune, ni la nuit devancer le jour. Chaque astre doit voguer sur une orbite qui lui est propre" (Yâ-Sîn, 38, 39 et 40).

Qui donc domine le mécanisme de ces astres et leur indique leur bonne trajectoire ? Qui a pu maîtriser ces corps célestes immenses et les a autorisés à voguer dans les espaces avec la puissance qui est la leur ?
Dans leurs hauteurs, ces planètes n'ont que la puissance pour piliers et ne sont capables de voguer dans les cieux que par les ailes dont le Tout-Puissant les a dotées.
"Dieu maintient en équilibre les Cieux et la Terre, les empêchant de s'effondrer. Mais si jamais ils s'écroulaient, qui donc saurait les retenir après Lui ? Dieu est toute indulgence, toute miséricorde" (Les Anges, 41).
Les astres symbolisent des lois qui clament indéfiniment le nom de Dieu. Hélas ! les sourds ne pourront jamais entendre, ni comprendre !
On appelle cet argument : "l'argument du Mouvement".

4 - Nul doute que l'existence de chacun d'entre nous a un début qui est connu, mais avant notre naissance, nous étions insignifiants :
"Quel temps ne s'est-il point écoulé avant que l'homme ait vraiment existé ?" (L’Homme, 1).

Les éléments composant le monde où nous vivons ont, eux aussi, un début qui est connu. Les géologues leur déterminent des âges précis que précède le degré zéro.

Une idée courante voulait que la matière fût indestructible. Certains ont pris appui sur cette indestructibilté pour avancer que le monde est très ancien et c'est ainsi que, de cette prétendue ancienneté, beaucoup de légendes sont nées.

L'éclatement de l'atome est venu invalider les thèses sur l'indestructibilité de la planète. De toute façon, nous n'étions nullement prêts à croire ces thèses comme étant des vérités immuables, et il n'était pas vraiment indispensable que le secret de la destruction du monde fût mis entre les mains des savants.
Que les gens n'aboutissent pas dans leurs recherches à ce qui pourrait détruire la matière de l'univers ne veut, en aucun cas, dire que cette matière est indestructible.

Pourquoi cela ne serait-il pas tout simplement une mesure de précaution prise par Dieu afin d'éviter à ce monde une fin apocalyptique ?

Nous affirmons avec force que notre existence est l'œuvre de Dieu. Notre pensée et nos sentiments nous incitent constamment à le croire fermement.
Il est impensable que le néant puisse évoluer pour donner naissance à une existence qui se développerait d'elle-même, d'une manière automatique.

Quand un accident se produit et qu'on en ignore l'auteur, on dit que c'est l'œuvre d'un inconnu, mais on ne prétend jamais qu'un accident n'a pas de responsable. Comment veut-on donc que des gens, raisonnables ne voient pas de rapport entre l’univers et Dieu qui l'a créé ?
Nous n'étions rien avant notre naissance et pourtant nous existons.

Qui donc nous a donnés la vie ?
"Réponds : "Mais c'est Dieu !". Puis laisse-les se complaire en leurs vaines disputes" (Les Troupeaux, 91).