Mosquée d'Orly - Association Socio-culturelle et Cultuelle des Musulmans (ASCM)

 

Dans les débuts de l’islam, le seul lieu de culte à proximité du Prophète (bénédictions et salut de Dieu sur lui) était celui de la Kaaba à la Mecque dont la construction existait avant même l’avènement de l’islam. Pour les raisons que nous connaissons, les musulmans en étaient toutefois privés. C’est à Médine après leur émigration et dès leur arrivée que le Prophète (bénédictions et salut de Dieu sur lui) et les fidèles commencèrent à construire un lieu de culte qui réponde aux besoins spirituels de leur religion. Principalement, c'est  donc pour l'accomplissement de la prière que cette mosquée fut construite. Elle ne tardera pas à prendre d'autre proportions d'ordre social, culturel...

La mosquée de la ville d’Orly s’inscrit dans cette même démarche. Au son de la voix du muezzin (appel à la prière), les musulmans se réunissent cinq fois par jour afin d’assister à la salât (office commune). Présidée par l’imam (autorité religieuse de la mosquée), les croyants accomplissent ainsi leurs génuflexions et leurs prosternations en chœur. Sept jours sur sept, c’est le même rituel qui est répété.

sermon du vendrediLe jour du vendredi, qui est le meilleur jour de la semaine pour les musulmans, a cependant sa particularité. La prière de la mi-journée (dhuhr) est effectivement réduite de moitié mais compensée par la khutba (prône) qui la précède, prononcée du haut du minbâr (chaire). L’imam profite de cette occasion à travers son discours pour rappeler aux femmes et aux hommes de la communauté musulmane les fondamentaux de leur religion. C’est aussi à ce moment qu’il peut aborder les questions diverses de société. Pendant environ 45 minutes,  les fidèles vivent un moment très intense. Ils viennent se ressourcer pour le reste de la semaine en écoutant le dhikr (rappel) comme il est dit dans le Coran (62/9). En ce jour de vendredi, l’imam assure également une permanence physique. Celle-ci est tenue après l’office et jusqu’à la prière suivante (Al ‘Asr). Il y reçoit les personnes (fidèles musulmans et/ou autres) désireuses de le rencontrer pour trouver une réponse à leurs questions qu’elles soient d’ordre religieux spirituel ou autre…ou tout simplement pour discuter de certains de leurs problèmes personnels. Enfin, après la prière du ‘Asr, c’est une permanence téléphonique qui est tenue par l’imam. Il reste joignable jusqu’à la prière du coucher du soleil (maghrib).                                               
                                                                                                                                                                                                                                                                      sermon au quotidien
La mosquée est certes un lieu de prière, mais elle propose aussi un enseignement religieux (dourouss) dispensé tout au long de la semaine. C’est sur la base d’exhortations et de cours touchant des domaines variés de la spiritualité musulmane que l’imam et son suppléant contribuent à irradier la pensée éclairée de l’islam du juste milieu et à ajuster les éventuels dévoiements vers un extrême comme dans l’autre. Partant du Coran et de la tradition prophétique, sources principales de l’islam, ces enseignements sillonnent la biographie (sîra) du Prophète (bénédictions et salut de Dieu sur lui), les domaines de la jurisprudence islamique (fiqh) et l’éducation spirituelle des cœurs. Nous souhaitons de tous nos vœux participer modestement à l’épanouissement de la société. Nous avons la conviction que la mosquée a un rôle central à jouer en ce sens. De plus, son impact moral sur les mœurs est indéniable. Telle est l’ambition de cet humble enseignement de l’islam qui est le nôtre. Ces cours ouverts à tous, sont généralement donnés entre les deux dernières prières de la journée (maghrib & ‘išâ’).Pour plus de détails voir l’emploi du temps.

Par ailleurs, chaque mois de l’année une conférence magistrale est donnée soit par l’imam soit par des conférenciers extérieurs. Empreinte certes de solennité, en raison des thèmes traités, mais non dépourvue de convivialité. Souvent un repas est servi à l’issue de l’intervention. Cela  permet, entre autres choses, d’échanger de façon décontractée sur le sujet qui a été abordé.

prieres du ramadanUn des moments phares au sein de la mosquée est celui du mois du Ramadan. Le jeûne de la journée est ponctué par de courtes exhortations et les nuits par de longues prières appelées salât tarâwîh. Cette lunaison de grande intensité spirituelle est l’occasion pour les musulmans de raffermir leur foi et de développer pour le restant de l’année l’esprit de piété, de partage et de générosité avec les plus démunis. Durant trente jours un panel d’invités (conférenciers) nous honorent de leur présence et nous font profiter de leur savoir et de leur expérience. Nous proposons aussi une course à la connaissance au travers de moyens ludiques tels que les concours de mémorisation du Coran ou bien de culture générale sur l’islam. Ce mois est aussi pour nous l’occasion de nous réconcilier avec Dieu, avec nous même, avec nos proches et notre entourage. Plus nous nous approchons de la troisième décade plus notre spiritualité s’intensifie. En effet, durant le dernier tiers du mois, les portes de la mosquée demeurent ouvertes pour une grande partie de la nuit afin de permettre aux croyantes et aux croyants qui le souhaitent de se retirer et de se recueillir dans la plus stricte intimité avec Dieu. Pour certains, c’est une coupure totale de dix jours avec le monde extérieur afin d’entrer en récollection (i‘tikâf), qu’aimait tant pratiquer le Prophète (bénédictions et salut de Dieu sur lui). Ce redoublement d’efforts à la fin du mois vient surtout du fait qu’une nuit à la valeur inestimable (laylat al-qadr) se trouve dans cette période. Appelée communément la nuit du destin, cette nuit fait l’objet de toutes les convoitises de la communauté musulmane y compris des personnes qui ne pratiquent pas ou peu le restant de l’année. À cet effet, nous organisons un programme particulier lors de la 27ème nuit du mois du Ramadan - qui selon la croyance populaire serait la nuit du destin - d’où la forte affluence qui dépasse inévitablement l’enceinte de la mosquée. Jalonnée par divers actes cultuels, cette nuit s’achève à la pointe de l’aube par la prière du matin (fajr). Le mois du Ramadan est aussi un moyen de se retrouver au moment de la rupture du jeûne autour d’un repas convivial.

La nouvelle lune marque la fin de ce mois béni et ouvre toutefois les portes vers de nouveaux horizons spirituels à commencer immédiatement par la fête de la rupture du jeûne (‘îd al-fitr). Une des plus grandesjour de lad 1 3 cérémonies religieuses du calendrier musulman. Dans une ambiance festive, la mosquée d’Orly accueille les fidèles pour célébrer tous ensemble, femmes et hommes, petits et grands la prière du ‘îd (l’aïd as-saghir) qui est suivie d’un prêche généralement axé sur les événements qui ont jonchés l’année. Au terme de ces deux pratiques - prière et prône - les uns et les autres se saluent et s’échangent des formules congratulatrices. Un autre événement de même facture mais qui est de plus haute importance intervient environ à 70 jours d’intervalle de la première fête. Il s’agit de la fête du sacrifice dite fête de l’aïd el kébir (‘îd al-adhâ) qui se situe en plein cœur de la période du pèlerinage. Là aussi, les fidèles se parent de leur plus beaux atours, entament cette journée de fête par des formules glorificatrices de Dieu et se rendent à la mosquée afin de participer à la prière rituelle.

mecque vue aerienneLe centre des musulmans d’Orly organise également le voyage à La Mecque en vue d’accomplir le pèlerinage (hajj). Ce cinquième pilier de l’islam est le rêve de tout bon musulman qu’il souhaite accomplir au moins une fois dans sa vie. La période qui précède ce grand événement est couverte par une préparation spirituelle et intellectuelle dispensée par l’imam afin que le futur pelerin puisse accomplir au mieux ce rituel canonique. La partie administrative est aussi orchestrée par les responsables associatifs de la mosquée afin de faciliter et de rendre le plus agréable possible ce voyage ô combien difficile.

Le lieu de culte des musulmans d’Orly permet aussi de se retrouver lors de diverses et heureuses occasions comme les mariages ou les naissances mais dans des moments de tristesse aussi, lors d'un décès ou de graves maladies, où des prières collectives sont dites pour les personnes qui en sont affectées. Dans le cas d'un décés, l’office funéraire est célébrée à l’intérieur de la mosquée, quant cela est possible.

La fonction de la mosquée dépasse de loin le simple lieu de prière. Il était et il doit demeurer toujours ainsi : un centre spirituel, éducatif, forum d’échange, d’entraide et de partage.